Mobiliser efficacement son CPF : toutes les raisons de se former

Le compte personnel de formation, ou CPF, est un dispositif de plus en plus plébiscité par les français. Il y a encore quelques années, peu de français savaient qu’ils avaient une véritable cagnotte qui dormait sur un compte qu’ils n’avaient même pas encore activé. Chaque personne qui travaille, qui est en recherche d’un emploi et les jeunes à partir de seize ans cotise effectivement, chaque année, en recevant des crédits sur un compte personnel. Ceux-ci peuvent être mobilisés pour profiter de formations professionnelles. La somme peut parfois être conséquente, avec un maximum plafonné jusqu’à huit mille euros selon les situations. Il serait dommage de s’en priver, surtout que les temps présents exigent un maintien à niveau constant des personnes dans la vie active. Nous allons justement illustrer en quoi il est utile de faire appel au CPF pour suivre des formations qualifiantes.

Pour sortir du chômage et de la précarité

Commençons notre illustration des cas où le CPF se révèle primordial avec un cas fictif, mais concret, qui est basé sur un profil répandu de demandeur d’emploi. Un jeune déscolarisé à la sortie du baccalauréat, n’ayant pas terminé ses années de faculté, est subitement à court de ressources. Sans aide extérieure, il est fort à parier qu’il va aller vers de grandes difficultés et tomber dans la précarité. Il n’y a que des emplois à faible qualification qui vont s’offrir à lui, souvent difficiles, instables et mal rémunérés.

Afin de s’en sortir et de pouvoir d’élever dans sa vie professionnelle et personnelle, il aurait tout intérêt à suivre une formation qualifiante. Prenons un secteur qui recherche de la main d’œuvre qualifiée : la manutention. Sans formation de cariste de catégorie 4, le caces 4 R489, notre jeune n’a aucune chance d’être recruté. 

En parlant à Pôle Emploi de sa situation et de son souhait d’être qualifié sur le marché de l’emploi, il va pouvoir présenter à sa ou son conseiller la formation de cariste. Il va pouvoir être accompagné dans son projet, tout en mobilisant son CPF. Il lui faudra trouver le bon organisme pour le former à cette formation courte et qualifiante, par exemple Aftral. Il pourra ainsi sortir d’une situation instable faite de petits emplois mal considérés, et éventuellement pouvoir se former par la suite à nouveau et ainsi progresser dans son entreprise ou du moins dans ce secteur d’activité.

Pouvoir rester compétitif

Allons maintenant vers un cadre en milieu de carrière, qui travaille en plein coeur des ressources humaines. Un secteur qui aura été profondément marqué par la transformation numérique, avec notamment une refonte quasi totale du rôle du directeur des ressources humaines (DRH). Les ressources humaines et le management en général ont dû s’adapter à de nouveaux outils de travail, comme les SIRH ou plus généralement les solutions software as a service (logiciels SaaS) qui ont augmenté leur productivité. Mais plusieurs DRH ont eu bien du mal à s’y adapter, faute d’une formation suffisante à l’utilisation pertinente de ces outils. Cela a même pu tourner à la catastrophe dans certaines entreprises, avec des services des ressources humaines totalement désorganisés, provoquant des arrêts maladie et des démissions. Une première raison de faire appel au CPF pour se remettre à niveau quant à l’utilisation de logiciels spécialisés dans son domaine d’activité.

Ceux qui ont pu s’en sortir avec l’aspect logiciel ont effectivement vu nombre de leurs tâches être automatisées ou considérablement réduites, laissant le champ libre au volet stratégie et suivi de la carrière des salariés dans l’entreprise. Une autre raison de se former une nouvelle fois en mobilisant la cagnotte du CPF, par exemple pour se mettre à niveau sur les dernières techniques de management en ressources humaines. Ainsi, notre cadre pourra demeurer à la fois performant sur son poste, mais également rester compétitif sur le marché de l’emploi.

Pour se reconvertir

Terminons par un dernier exemple, avec une situation qui va progressivement prendre de l’ampleur dans les prochains mois ou les prochaines années. Nous ne prendrons pas de profil type pour l’illustrer, car cela peut toucher tout le monde, peu importe l’âge, le niveau de qualification ou encore le secteur d’activité de l’emploi. Il s’agit tout d’abord de parler du phénomène grandissant du Big Quit, aussi appelée la Grande Démission. Venu des États-Unis, ce mouvement en lame de fond dans les entreprises américaines fut découvert récemment, en remarquant le nombre de plus en plus important des démissions de son poste de travail. Lorsqu’on interroge les démissionnaires sur les raisons de cet acte, semblant parfois soudain et inexpliqué, il est souvent invoqué une volonté de donner plus de sens à sa vie professionnelle, ou de se diriger vers un emploi qui correspond plus à ses valeurs personnelles profondes.

Bien entendu, il est presque impossible de lister toutes ces raisons. Mais on retrouve fréquemment des explications similaires dans ces témoignages. C’est généralement surprenant, comme certains cadres hautement qualifiés dans l’informatique ou le marketing qui choisissent de changer radicalement de voie professionnelle, en allant vers des métiers plus manuels, plus centrés sur la terre et la production de quelque chose qu’ils estiment plus utile à la société. Là, le CPF est crucial pour permettre à ces personnes de réaliser leur rêve professionnel. Cela pourrait être pour créer un restaurant proposant des produits biologiques et locaux, ce qui demande un minimum de formation dans la restauration ou la gestion d’une petite entreprise. Mais on pourrait aussi citer des cas où l’on se tourne vers l’artisanat. Devenir ébéniste, menuisier ou forgeron ne sont pas des exemples anecdotiques auprès de jeunes diplômes ou dans leur trentaine, ayant travaillé par exemple dans la finance, devenue vide de sens pour eux.

Conclusion

Nous le voyons, il y a une infinité de cas qui justifient de prendre conscience de pouvoir bénéficier de son CPF. Mais il s’agit de faire attention lorsqu’on approche des organismes de formation, notamment ceux qui démarchent par téléphone. L’engouement est tel chez les français que certains pseudo-organismes de formation cherchent à vider le compte CPF de personnes mal renseignées quant à ce risque.

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Vincent Desnoyer

Reconverti en coach de vie à 50 ans, j'ai pu vraiment comprendre toutes ces problématiques de près. Chercher la bonne formation, sans mettre à mal mes économies, ce n'est pas toujours un pas très facile à franchir. Mais se forcer à travailler dans quelques choses qu'on n'aime pas, ça n'est qu'une solution temporaire avant le burn out. Prenez-soin de vous !

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